En attendant l’hiver, souvenirs du pacifique #1

C’est notre premier hiver à Québec. Nous attendons les premières neiges, chacun dans notre routine déjà bien installée. On grignote des châtaignes que mes grands-parents ont glissé dans le colis que mes parents m’ont envoyé depuis la France (contenant majoritairement des effets que nous n’avions pas pu emmener !) et on attend avec impatience le 24, car nous nous avons loué un petit gîte en campagne pour l’occasion, histoire de se ressourcer.

Mais puisqu’il s’agit d’un blog relatant mes voyages, je me dis, pourquoi ne pas vous raconter mon aventure en Nouvelle-Calédonie et à Tahiti d’il y a maintenant un an et demi, en attendant de vivre de nouvelles aventures ici ?

Ce qui me chiffonne, c’est que nous avons perdu une carte SD avec presque tous nos meilleurs clichés de notre séjour (sinon ça ne serait pas drôle), et pour nous, pas d’âme charitable qui l’aurait trouvée et lancé une campagne pour nous retrouver via le bouche à oreille sur facebook afin de nous la rendre…Tant pis !

Mais je suppose que je peux déjà faire quelque chose de pas mal avec ce que j’ai !

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J’ai donc la chance d’avoir été invitée par le papa de mon amoureux en Nouvelle-Calédonie, où il vit depuis maintenant 2-3 ans . Jamais je n’aurai pensé faire un tel voyage, je l’en remercie donc encore infiniment.

Pour ceux qui ne connaissent pas du tout, la nouvelle Calédonie, c’est là :

Sans titre

C’est dans l’océan pacifique, en Océanie donc. Les premiers européens qui ont débarqué étaient britanniques : il s’agissait du navigateur James Cook et de son équipage. Puis les français sont arrivés, en 1853, afin d’en faire un lieu d’exil pour ses prisonniers mais aussi pour concurrencer les anglais qui avaient déjà la main mise sur plusieurs îles du pacifique… La France a donc envoyé des bagnards pour leur faire notamment construire Nouméa, mais aussi des évangélistes afin « d’éduquer » les kanaks…

Elle a longtemps été un territoire français d’outre mer, et maintenant il s’agit d’une collectivité relevant de la souveraineté Française…On y parle Français et kanak, et on trouve 35% d’habitants descendant des bagnards et 45% de kanaks. Il y a également des walisiens, des polynésiens, des vietnamiens et des indonésiens.

C’est ainsi qu’un beau 30 juillet 2014, nous nous sommes rendus à Orly afin de prendre un avion pour Londres. Je n’avais pas souvent pris l’avion dans ma vie :  seulement sur de petites distances, j’étais vraiment très très angoissée. Mais j’ai pris mon courage à deux mains et je ne me suis pas laissée le choix, comme à un enfant à qui on impose un vaccin « c’est pour ton bien ! » et zou. (En plus d’avoir peur en avion, j’ai le mal de l’air durant la première et la dernière heure; heureusement, les petits sacs en papier disponibles devant mon siège sont restés vierges…)

Ce premier petit vol a duré une heure, arrivés à Londres nous embarquions pour Dubaï deux heures plus tard, pour six heures cette fois; une première pour moi, une bagatelle pour mon compagnon habitué aux voyages sur longue distance depuis sa tendre jeunesse (je le remercie d’ailleurs d’avoir supporté ma main crispé dans la sienne pendant au moins…quatre heures…Sans broncher!) Étonnamment, ce parcours ne m’a pas semblé très long, peut-être grâce à la gentillesse et au dévouement à toute épreuve du personnel de l’avion, et des films à disposition…

Dubaï vu du ciel, c’est une grande terre sèche et beige, avec soudainement en son centre d’énormes tours buildings encerclées par de la pelouse impeccablement verte et rutilante, le tout parfaitement quadrillé et moucheté de piscines bleues canard WC. Dans l’aéroport, c’est le festival de la bourgeoisie extrême. Nous errons dans les allées de duty free en attendant notre prochaine correspondance via Sydney. Celle-ci dura treize heures, une éternité. Arrivée à cinq heures du matin heure locale, nous trouvons le personnel de l’aéroport australien assez désagréables durant ces six heures d’attente pour notre dernier vol vers Nouméa, qui ne dura cette fois que trois heures. Malgré la fatigue intense qui me gagne, je remarque en luttant contre le sommeil, l’apparition magique d’une eau turquoise et de prémisse d’îles …

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A notre arrivée, à dix sept heure heure locale, G. nous accueille chaleureusement à l’aéroport; nous embarquons ensuite dans un taxi jusqu’à chez lui. Dans notre somnolence due à la fatigue du voyage et à l’immense décalage horaire avec la France, il nous annonce que nous prendrons un avion le lendemain matin, à huit heures, pour nous rendre sur une île en face : Drehu. Sur le moment, je reste choquée, mon corps se plaint « encore de l’avion ?! » et la nuit passe.

Après un sommeil réparateur, nous voilà donc à l’aérodrome de Nouméa. Sur le chemin nous y conduisant, nous remarquons la ville et ses immeubles colorés, la douce lumière du matin et la chaleur qui pointe tout doucement le bout de son nez, beaucoup d’habitats en parpaings et en tôle, des arbres et des fleurs que je ne connais pas, très colorées. Nous nous mêlons au kanaks (qu’on pourrait nommer les natifs), presque toutes les femmes portent des robes « missions » de longues robes colorées. On les appelle comme ça à l’origine il s’agit d’un vêtement imposé aux femmes par les missionnaires chrétiens qui lors de leur mission d’évangélisation en Océanie, on trouvé les tenues locales trop « impudiques »… Elles ont été ensuite déclinées de façon « bariolées » et c’est devenu une tenue locale. C’est très jolie. Les plus jeunes femmes portent parfois des shorts de bain et des tee-shirts à manches courtes. Chez les hommes, beaucoup arborent le style « rasta ». On porte des savates ou l’on va pieds nus, j’aime ça. C’est très simple, bruyant, coloré. Certains transportent des choses peu communes en europe, comme ce bananier qui dépasse du sac à main de ma voisine, tiens.

Drehu, l’île où nous nous rendons est aussi appelée Lifou. Il s’agit d’une des trois îles loyautés (archipel de nouvelle calédonie). Elle est à 40min d’avion de la grande terre où nous nous trouvons actuellement et beaucoup de personnes s’y rendent chaque jour pour voir la famille ou passer la fin de semaine. Notre avion est tout petit et il comporte des hélices, bizarrement je ne suis pas rassurée, mais ce doit être irrationnel.  Evidemment je suis malade, alors je me concentre sur la vue que m’offre le hublot : je remarque ainsi à quel point la nouvelle-calédonie est une île qui a été façonnée par l’activité volcanique tant elle a de reliefs, que la terre est rouge (à cause de son taux très important en fer – tiens petite info au passage, la nouvelle-calédonie possède à elle seule un quart des ressources mondiales en nickel, son économie repose donc surtout là-dessus) et qu’en dehors de la côte tout reste extrêmement sauvage; je me demande si il y a quand même des gens qui vivent dans cette sorte de jungle qui se déploie sous nos yeux. J’imagine qu’ils doivent être rares.

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Une fois les pieds à nouveau sur terre, c’est l’agitation : tous les passagers se pressent pour rejoindre des véhicules souvent de fortune, certains sont tellement nombreux à emprunter la même voiture, qu’il y en a qui montent sur le toit et le capot…Et je suis surprise de voir des poulets sauvages comme il y a de pigeons à Paris (j’exagère à peine) et des noix de coco absolument partout, partout au sol, je jubile. Il y a aussi des papayes, des pamplemousses, quelques fruits de la passion (saviez vous que ça pousse comme du lierre?)… G. est parti louer une voiture, à son retour nous nous rendons à notre hébergement dans lequel nous passerons 3 jours. « On va dormir en tribu! » nous annonce t-il. Dans ma tête ça sonne comme quelque chose de très folklorique et mystérieux, est-ce vraiment une tribu comme mon imaginaire le laisse entendre ? Ou un attrape-touriste ?

En fait tribu est le terme kanak (nous sommes totalement en territoire kanak pour le coup d’ailleurs) pour ce que nous autres appelons village ; il y en a plusieurs, certaines sont rivales. Elles dépendent d’une grande chefferie propre à chaque province (il y en a trois : province du nord, du sud et des îles loyautés). Chaque tribu a un grand chef dont elle dépend et elle regroupe plusieurs clans (souvent familles); régulièrement, les chefs de tribus se réunissent dans la grande case autour du grand chef pour prendre des décisions pour les tribus. Chaque clan possède par ailleurs une fonction qui lui est propre, comme par exemple les travaux au sein de la tribu. J’espère que ce que j’ai retenu et dont je parle s’avère exact, sinon s’il y a des experts parmi vous, n’hésitez pas à me rectifier !

Nous nous rendons donc chez Jeannette, qui loue des cases chez elle pour les touristes et visiteurs de passage; je suis rassurée, ce n’est pas attrape-touriste. Nous y passerons 4 jours. Dormir dans cet habitat traditionnel fait de paille et de bois m’enchante beaucoup. En plus, on est qu’à quelques mètres de la plage de sable blanc et sa mer turquoise…J’entends des oiseaux exotiques et invisibles chanter à tue tête et le vent qui fait cliqueter les guirlandes de coquillages accrochées dans la grande case qui sert de réfectoire. Notre hôte, Jeannette, est très sympathique. Elle nous explique qu’elle a ouvert ce gîte une fois que son mari, gendarme, a prit sa retraite. Ils s’occupent donc de ça, et aussi d’une grande exploitation agricole dont les produits sont cuisinés et servis aux clients (et oh mon dieu, sa cuisine était vraiment exquise, je me souviens notamment de tarte aux fruits de la passion et à la coco et d’une portion de lentilles ENORMES qu’on ne trouve pas en europe, à la sauce vanille, un mariage vraiment charmant). L’ensemble de leur propriété est décorée d’énormes coquillages et le gravier est fais de coraux brisés. On y croise bon nombre de poulets, chats, et meutes de chiens, sauvages.

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Ce n’est pas chez Jeanette, je n’ai plus les photos de chez elle, mais voici une case typique d’ici

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Le soir, j’en apprend davantage sur les traditions kanaks. On appelle cela la coutume ici; tu fais la coutume quand t’arrive en tribu et que tu te présente au chef, quand tu dois te rendre quelque part et que ce quelque part eh ben il traverse les terres d’une famille (dans ce cas là la coutume est de glisser un billet dans un morceau de tissus et de lui offrir pour obtenir la permission en quelque sorte-parfois il peut te rendre le billet voir le double)…La coutume rythme la vie de la tribu. Cette façon de vivre en société m’inspire beaucoup. Nous nous couchons très tôt durant ce séjour, harassés par le décalage horaire de dix heures avec la France.

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cérémonie coutume au centre culturel  Tjibaou

 

Ici je remarque que dès qu’on croise quelqu’un, ou qu’on passe devant chez quelqu’un en voiture ou dans n’importe quel autre moyen de locomotion, on te fait signe. C’est drôle et sympathique. On a pris pas mal d’auto stoppeurs au point de ne plus les compter. Pis on a arrêté quand le dernier, par une après-midi brumeuse, était un vielle homme à la longue barbe blanche et aux cheveux hirsutes assortis, qui tenait un long couteau, en demeurant silencieux jusqu’à ce qu’il nous dise de l’arrêter à tel endroit. Angoissant. Mais avant cela, l’un d’entre eux nous a parlé de son oncle, un chef de tribu qui fait des colliers en bois de santal au cutter et qu’il fallait aller voir ça. On y a été, on a beaucoup sympathisé, il nous a offert des plantes médicinales, et on lui a acheté chacun un superbe collier à notre « effigie » qu’il a fait rien que pour nous en une soirée. Il nous a ordonné de les porter pour quand on prendra l’avion pour être protégés, et on s’est quittés très émus en se promettant de se revoir un jour…

Drehu possède un grand nombre de grottes; quand on a voulu demander à un local pourquoi, il a roulé de grands yeux et nous a répondu avec force et conviction que c’était dieu. Nous sommes allés en visiter une, appelée « grotte du diable » soit-disant parce qu’un cannibale y vivait, mais je ne peux vous affirmer que les ossements que nous avons vus étaient des vrais…Certains clans vivant du tourisme n’hésitent pas à pousser à fond le folklore pour impressionner le touriste.

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La dame propriétaire de la grotte, en robe mission

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Le lendemain, nous en avons revisiter une autre, sur la terre d’un dénommé Antoine qui selon notre lonely planet, possédait des grottes rupestres. Rectification : des grottes à l’allure rupestre ! C’était néanmoins intéressant, il nous a parlé des plantes endémiques( sureau, banian, ébène,…), la façon dont on capture des animaux pour se nourrir (là vous vous en doutez, ça me plait moins mais que voulez-vous?) les moyens de communication qu’utilisaient ses ancêtres pour se parler à travers la forêt, en tapant contre des troncs creux… Puis nous sommes arrivés à la fameuse grotte, décorée avec des empruntes de mains. Antoine nous explique qu’il s’agit des siennes et de celles de ses fréres qu’ils ont réalisé dans les années soixante. Moi je suis emerveillée je trouve ça vraiment beau et soudain il me propose de laisser la mienne. Je répond oui à condition que Solal en fasse de même. C’est ainsi qu’Antoine se saisit d’un morceau de bois carbonisé et croque dedans sans cillé; il mache la chose longuement et me dis d’aposer ma main sur une surface plane de la paroi de la grotte. Je m’exécute et il me demande de détourner la tête; je commence sérieusement a regretter. Et là tel un dragon il crache le charbon en un jet difu sur ma main, c’est chaud et les morceaux de charbon me fouettent la main, je prie intérieurement pour qu’il y est un cours d’eau ou quelque chose pour vite me laver par la suite… Je finirai par me laver la main dans un vieux bidon d’eau au fond de la grotte.

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un crabe cocotier (capturé par Antoine…)

N’étant pas dans la période d’été, il faisait ni chaud ni froid, juste ce qu’il fallait à part peut-être pour se baigner, j’avais froid avec le vent et les remous ayant trop brassé le sable, je ne voyais rien des fonds marins et je n’aie ainsi pas beaucoup profité  des poissons exotiques et des coraux multicolores. Néanmoins, depuis la terre ferme nous avons vu un gigantesque poisson perroquet et des tortues marines

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Après ces quatre jours a faire le tour de Drehu en voiture en s’arrêtant ça et là pour visiter, nous retournons sur le caillou, la grande terre, à Nouméa même, là où G. a son appartement. Celui-ci reprend son job et nous prête sa voiture fraîchement sortie du garage afin que nous puissions aller visiter les grands parcs naturels de la région. Nous avons hâte de faire de la grande randonnée en pleine nature. Malheureusement à notre retour, nous perdons deux précieux jours : je tombe malade, comme j’ai rarement pu l’être dans ma vie. J’ai de la fièvre, des courbatures insupportables qui me font pousser malgré moi des gémissements, j’ai des hallucinations et je ne peux pas sortir du lit. Néanmoins après cette péripétie, nous visitons la ville pour commencer tout doucement. Nous la trouvons assez chaotique architecturalement parlant. En effet, dans les années quatre-vingt, la ville reçue un boum d’extension, durant lequel les gens ont pu faire construire comme bon leur semblait de façon anarchique donnant à la cité une allure de labyrinthe tout en pente mélangeant les bâtiments modernes aux habitations type bidonville… Drôle de transition après Drehu.

Nous avons trouvé la vie assez chère et étions surpris de trouver bon nombre de magasins fermés le samedi après midi, donnant des allures de ville fantôme, croisant de temps en temps des personnes ivres mortes assoupies sur un terre-plein ou un coin de verdure. Et beaucoup de pollution aussi. Heureusement, nous avons été sur un marché local un samedi matin, où l’animation et les chants traditionnels faisaient bon train, les produits frais et locaux coloraient les étalages inspirant un air de fête. Le lendemain, nous nous sommes rendus avec G. à l’île des canards, en taxi boat à cinq minutes de la capitale.

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Nous avons passé une bonne partie de la journée là-bas mais personne n’y a trouvé d’intérêt : il s’agit d’un lopin de sable recouvert de parasols et transats hors de prix, le tout gérer par un snack à la nourriture dispendieuse et vraiment pas très bonne…Tant pis !

La seconde semaine, nous enfilons donc nos chaussures de randonnées, prenons une map et des vivres et let’s go to adventure ! Nous choisissons de nous rendre dans le sud de l’île, réputé pour ses grandes réserves naturelles et randonnées. Pour s’y rendre, il fallait rouler durant une heure sur des routes rocambolesque, sinueuses et accidentées sur lesquelles nous croisions parfois un panneau « fermez vitres et aérations : risque d’amiante ». C’est assez peu engageant, mais on oublie vite ce bémol lorsqu’on découvre la magnificence des paysages qui se dévoilent à nous au fur et à mesure que l’on quitte l’urbanisation. Des montagnes rouges, des lacs et des cours d’eau, de la verdure tropicale…

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Nous avons visité durant cette dernière semaine le parc de la Netcha (pour environ 4 euros) avec ses chemins botaniques avec ses plantes carnivores, sa cascade de la Madeleine…Et non loin de ce parc, nous nous sommes arrêtés à la baie de somme (si, si) très jolie, sauvage, bleue et rouge entourée de la forêt tropicale. Celle-ci cachait d’ailleurs un ancien village colon aujourd’hui habité par quelques kanacs.

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une maison engloutie par un arbre

Nous avons également visité le parc provincial de la rivière bleue, toujours au sud de l’île; ces parcs sont payants mais on constate avec contentement que les réserves sont extrêmement bien entretenues. On en traverse une bonne partie en voiture, s’arrêtant parfois à des points de vus signalés ou à des petites balades fléchées pour découvrir par exemple un arbre vieux de 300 ans… On peut ensuite louer un vélo ou continuer à pied. Dans ce parc, il y a une forêt noyée; c’est à dire une forêt qui fut autrefois engloutie par l’eau lors de la construction d’un barrage et qui a immergé après l’assèchement des années après, donnant des arbres morts encore debout, par centaines, traversé par un cours d’eau praticable en kayak. Sûrement mon meilleur souvenir de la grande terre, et malheureusement c’est aussi les photos de cet endroit que nous avons perdu ! J’en ai récupéré quelques une que j’avais publié ce jour là sur facebook, heureusement.

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Les deux derniers jours précédant notre départ vers Tahiti se sont déroulés à Bouraï, au nord, pour la grande foire agricole annuelle qui brasse un bon nombre de gens, surtout ceux qu’on appelle les « Caldoches » qui sont les descendants des bagnards et qui vivent de l’exploitation de bétail, en mode cow boys (vraiment). Evidemment on a pas aimé cela (concours de la plus belle bête, rodéo, concours miss bouraï, artisans en tout et n’importe quoi, manèges gonflables, musique à fond, animaux cloîtrés dans des petites cages…), mais c’était quand même super intéressant de découvrir le contraste si frappant dans un même pays entre deux communautés locales… Le nord est dépourvu de forêts, il est constitué d’énormes pâturages avec montagnes en arrière plan, c’est très déroutant car on a l’impression d’être dans un autre pays. Fuyant un peu la foule de la foire au bout de quelques heures, nous avons arpenté une plage et fait une découverte d’un trico rayé, un serpent de mer dont la morsure peut-être mortelle !

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Notre voyage s’est achevé ainsi, nous avons apprécié cette île mais je recommande aux personnes qui veulent s’y rendre de commencer par le nord, puis Nouméa, puis les parcs et enfin Drehu pour mieux apprécier leur voyage…

Et vous, connaissez vous ?

 

 

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2 réflexions au sujet de « En attendant l’hiver, souvenirs du pacifique #1 »

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