OÙ TU VAS QUAND TU DORS EN MARCHANT…?

Il y a quelques jours, nous avions eu vent d’un événement qui se présentait comme du théâtre déambulatoire dans Québec, quelque chose avec des lanternes entre autre ! Voilà, je ne savais rien de plus. Mais moi j’aime VRAIMENT les lanternes. Quand nous irons au Japon, il faut absolument qu’on assiste à un festival de lanternes.

Sinon. Ne sachant pas à quoi nous attendre, nous décidons donc un beau vendredi soir d’aller voir de quoi il en retournait; je m’attendais à quelque chose comme  deux ou trois comédiens balançant quelques monologues bien contemporains tout en nous invitant à suivre la lumière de leur lanterne dans les rues de la ville, mais en fait pas du tout. D’après les données internet, il fallait aller au parc des artilleries : en arrivant là-bas qu’elle ne fut pas notre surprise de voir une foule immense faisant sagement la file  pour accéder au site ! Et là Solal me fait remarquer qu’il doit s’agir que d’un seul site de spectacles parmi d’autre et qu’il faudra aller chercher les autres ensuite;  avant, je m’assure qu’il s’agit d’un spectacle gratuit et la jeune et gentille bénévole m’assure que oui et que c’est très bon comme nous allons le voir.

Nous approchons enfin du premier site, au loin sirènes d’alarme, rubalises de danger, hommes et femmes habillés en gardien de camp de prisonnier, barrières barbelées, cloisons en bois…Rien ne laisse paraître ce qui nous attend derrière, si ce n’est les gardes qui dans le mégaphone scandent  « qu’après la barrière il sera impossible de faire demi-tour, qu’un véritable chaos, un désordre indescriptible- auquel les âmes sensibles au désordre risquent de se sentir mal«  (mon amoureux me donnant un petit coup de coude pour se moquer de moi, disant que si c’est ça, peut-être ne devrais-je pas entrer…COMMENT CELA JE SUIS MANIAQUE?!) .Arrivé à hauteur des gardes, on nous presse « GO, GO, GO ! ON AVANCE ON REFLECHIS PAS!« et enfin, nous entrons dans le désordre.

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Le désordre, est un lieu à la fois ludique et relaxant, où l’on nous invite à ne rien faire, lâcher prise et se lâcher tout court ! Feu de camp, piscine à boule, piste de danse silencieuse (la musique émanant simplement de casques audio suspendus librement dans le vide), coin à histoires du soir, salle d’école extérieure où l’on nous invite à se débarasser de ce qui nous gêne moralement… Le désordre est amusant et poétique !

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A sa sortie, on est un peu euphoriques et relaxés; si nous avions su avant on l’aurait peut-être gardé pour la fin !

On comprend finalement après avoir parlé à un bénévole, que « Où vas tu quand tu marches en dormant » est en fait un festival réputé et attendu chaque année. Qu’il y avait cette année cinq tableaux d’une durée approximative de 15 minutes qui se jouent en boucle de 21 h à 23 h les soirs de représentations.

Nous nous rendons ensuite au prochain tableau, et nous arrivons dans un ciné parc, posé sur le champ de parade, on se croirait dans une série américaine à une autre époque… Là, une trentaine de voitures  sont garées  devant l’écran géant se parent de couleur en fonction de l’image qui apparaît en face…

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Après cet instant de contemplation, nous nous dirigeons vers la suite, vers le tableau intitulé « Fêter quoi? ». Ici l’ambiance est survoltée, des hôtes d’accueil chantent des chansons d’anniversaire personnalisées avec les noms criés par le public, d’une pièce montée géante sort un homme travesti, puis soudain nous croisons un dragon de chine, une parade de la fête des mort mexicaine, une gay pride déjantée, un mariage… Le tout commenté par des DJ installés sur des tours le long du parcours.

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C’est d’ailleurs dans ce parcours que j’ai enfin pu voir mes lanternes : de simples sacs à commission en papier brun, dans lesquels étaient scotchés une petite led, le tout accroché au plafond… Magique !! Au centre de la pièce, un micro à résonnance dans lequel les gens pouvaient emettre des sons qui se répercutaient un peu à la façon du chant des bonzes dans la salle…

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Prochain tableau : les machineries ! J’aime vraiment ces univers sur l’industrie, les rouages, la mécanique, la notion d’homme machine… Ici cela avait un petit côté angoissant surtout avec cette marionnette géante animée par plusieurs personnes. Pour l’ambiance je me serai crue un peu chez la compagnie de cirque CirkVost et leur spectacle Epicycle que j’avais vu quand je travaillais au cirque d’Amiens; j’aimerai bien le revoir un jour !

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En fait, j’ai surtout filmé plutot que photographié ce tableau, car dans la foule des hommes portant des automates de mineurs glauques déambulaient dans le but de surprendre le public, dont les réactions (surtout de la part des jeunes filles) étaient assez hilarantes. Bon en fait, ça rend pas bien finalement ! Il faisait particulièrement sombre ce qui ne facilitait pas le fait de prendre des photos ou filmer (surtout quand on a pas de trepied, qu’il y a la foule et beaucoup de mouvements). Tant pis ;)

Nous avons terminé cette promenade onirique avec le palais, une sorte de campement burlesque (façon un peu freaky circus pour certains je trouvais). On y fait du voyeurisme sur des musiciens l’air un peu mélancoliques et flegmatiques (un peu flemmards aussi pour certains ? haha) jouant d’un instrument chacun et créant une cacophonie intéressante. Le tout est retransmis en direct sur des écrans géants pour donner une vision d’ensemble. Une bonne façon également de clôre la balade sur une ambiance vraiment calme !

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En bref, ce festival c’est donc deux collectifs d’artistes multidisciplinaires (75 en tout) pour ce projet qui est né en 2009 et qui depuis offrent des rêveries en pleine ville, j’attends la prochaine édition avec impatience ! ;)

 

 

 

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Une réflexion au sujet de « OÙ TU VAS QUAND TU DORS EN MARCHANT…? »

  1. Merci Fanny pour ce billet ; ça a l’air vraiment génial cet événement, déjanté, poétique, surréaliste…etc et l’idée de fabriquer des lanternes avec des sacs d’emballage me tente bien !
    Gros Bisous

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