Souvenirs du Pacifique #2 TAHITI

Je continue ma lancée sur le Pacifique suite à mon article sur la Nouvelle-Calédonie, voici mon séjour à Tahiti du 15 au 30 août 2014.

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Pour la petite info, Tahiti est donc une île de la Polynésie française (collectivité d’outre-mer, ou COM) située dans le sud de l’océan Pacifique. On y parle le Français et le Tahitien, . Elle a été colonisée à la fin du xviiie siècle, par des missionnaires protestants anglais, puis devient  « française » au milieu du xixe siècle, pour résumer.

Avec Solal donc,  nous étions invités chez sa maman Corinne qui vit là-bas depuis une vingtaine d’années; Solal à grandit là bas durant une dizaines d’années et m’en parlait très souvent, j’ai été heureuse de découvrir une autre facette de son univers durant ces quinze jours !

Nous avons alors quitté Nouméa pour Tahiti pour un vol d’une durée de 5h30 qui nous a en quelque sorte fais voyager dans le temps, puisque partis le samedi à 13h nous sommes arrivés le vendredi à 21h30!

Il faisait nuit noire et pas tellement d’éclairage public passé Papeete, la capitale administrative de l’île, où nous avons atterris. A notre arrivée Corinne nous a traditionnellement passé un collier de fleurs fraîches autour du cou, c’est tellement cute comme accueil ! Les fleurs sentaient vraiment bon et avaient des couleurs magnifiques de roses, orange, blanc et vert pale. Puis direction sa maison à environ une demie heure de la ville. Sur place on entendais fortement la mer, il soufflait une brise tiède et il y avait des gekko au plafond. J’étais totalement excitée de voir le décor à la lumière du jour le lendemain. A mon réveil j’ai pu ainsi découvrir que la mer se situait littéralement au bout du jardin, à quelque mètres de la terrasse derrière un muret en parpaings. Fantastique !

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J’ai beaucoup aimé son jardin avec ses plantes exotiques dont de nombreuses ont des vertus médicinales, avec des coquillages et du bois flotté.

A Tahiti contrairement à la NC il faisait vraiment chaud; les plages sont faites de sable non pas blanc mais noir. L’île est bien plus petite que la grande terre et il y règne un peu l’atmosphère zen de Drehu, avec  de la végétation tropicale plus dense et une atmosphère humide.

Le premier jour nous avons accompagné Corinne à un banquet avec son groupe de danse Tahitienne, les gens avaient installés des tables et des chaises dans le jardin d’un des membres et il y avait des tables remplies de chaudrons de nourriture locale. A l’époque je mangeais encore un peu de viande, j’ai donc goûté des mets tel que le taro (légume type tubercule) , des bananes bouillies, de l’uru (appelé châtaigner du pays ou fruit de l’arbre à pain), du thon cru mariné dans du lait de coco. J’ai failli commettre l’erreur de goûter le fafaru mais après que l’on m’ait dit qu’il s’agissait de poisson mort, qu’on laisse faisander dans la mer plusieurs jours avant de la déguster, je n’ai pas pu !

Après cette journée de repos, Corinne nous a emmenés faire une rando de deux heures dans la montagne; J’ai ainsi découvert les cascades purificatrices du corps et de l’âme appelées Vortex, on a traversé des cours d’eau (nous avions pour cela enfilé les chaussures de rando spéciales Tahiti…Des…Crevettes ! Vous savez, les sandalettes en plastiques qu’on porte enfant quand on va à la mer ? Cela permet de ne pas glisser sur les rochers et donc de se mouiller en toute tranquillité). J’ai trouvé ça super physique car les sentiers étaient boueux et donc glissants, il fallait parfois les escalader (à l’aide d’un câble électrique recyclé haha) et j’avais l’impression de suffoquer avec l’air humide de la forêt tropicale n’y étant pas habituée. Mais l’effort en vaut largement la chandelle puisque à notre arrivée la récompense était une baignade dans la cascade (très) fraîche et la vue d’une silhouette de baleine depuis la montagne qui donne vue sur l’île! Nous n’aurions pas pu faire cette rando sans Corinne car il n’y a pas de sentiers de randonnées balisés sur l’île, et même si il y en avait la végétation pousse très vite d’un jour à l’autre donc ça serait trop d’entretien. Au moins on ne croise pas de touristes de cette façon et on se sent l’âme d’explorateurs ;)

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Le répulsif à moustiques tropicaux que je m’étais procuré en pharmacie en France s’est avéré totalement inutile, je renonçais donc à m’en polluer la peau et je suis passée à une technique plus naturelle : le monoi à la citronnelle pour les éloigner, et l’huile de tamanu additionée d’huile essentielle de lavandin ou de géranium (merci Corinne!).

Le lendemain Solal voulait m’emmener faire une promenade (balisée!!) mais elle était fermée pour rénovation, à la place il m’a emmenée visiter Papeete et j’ai trouvé la ville vraiment agréable (ce qui est rare de ma part, vu que je déteste la ville en temps normal, mention spéciale juste pour Quimper, le vieux centre de Rouen, le quartier St leu d’Amiens, Venise et Papeete donc !!); je n’ai malheureusement pas de photos je n’ai pas pensé à en prendre je crois ce jour là. Pour terminer la journée, une petite baignade dans la mer (l’eau est chaude, quand on a grandit près de la manche ça surprend…).

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Sur la route, on se rend compte qu’il  y a aussi pas mal de gens vivant pauvrement (du moins aux yeux des occidentaux?) sur l’île, dans le sens où beaucoup semble vivre entre quatre murs de tôle avec une bâche en plastique en guise de toit, et pas mal de détritus et carcasses de ferailles, chiens et poules devant cet habitat de fortune. On croise également un nombre incroyable de gens assis sur le bord des routes pour vendre des fruits ramassés dans la nature (ananas, mangue, coco etc) ou du poisson. L’influence américaine est très présente ici , culture du fastfood (et embonpoint général des individus), drapeaux américains ou logo d’aigles…J’étais vraiment impressionnée par le nombre de personnes possédant un pick up, comme si le fait d’en avoir un était un accomplissement en soi au détriment de tous les autres besoins primaires ? C’est sûr que c’est utile d’avoir un 4×4 quand on va en montagne ici, mais je n’avais pas l’impression que tous les possesseurs de ce genre de véhicule en avait un pour cette raison.

Le mercredi, Corinne nous a emmenés dans la vallée de Papenoo, pour ce faire il a fallu rouler une heure pour nous rendre au coeur de l’île, les paysages défilant sous nos yeux étaient époustouflants, rivières, verdure, montagnes, cascades, arbres fleuris, bambous…Nous avons fait une halte pour nous baigner avec des anguilles et flatter des chats errants qui voulaient se faire adopter. Les anguilles m’ont bien fait flipper, je ne voulais pas me baigner au début ! C’est que c’est gros ces affaires là…

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les anguilles monstrueuses !

 

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On a vu également un Marae, un site dédié aux anciennes divinités Tahitiennes, constitué de pierres et pierres dressées gravées de ponéglyphes. Cela m’a rappelé la religion Celte. Celui sur la photo est assez récent, il y a comme une volonté chez certaines personnes actuellement de célébrer à nouveau ces croyances anciennes. Cependant, les traditions étaient orales à l’époque, il y a donc très peu d’écrits sur cette religion il faut donc la réadapter à aujourd’hui avec le peu d’informations dont on dispose. Je trouve ça bien quand même de renouer avec ses racines. Il y a même des offrandes de nourriture, comme dans les temples au Japon ais je pensé.

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Le vendredi, suite à notre visite au musée de Tahiti à Papeete , j’étais vraiment amoureuse de l’île, définitivement. Je me sentais bien, dans toute cette nature, cette mentalité « posée » etc. J’avais envie d’en savoir plus sur l’ancienne religion, et de ramener un bout de culture. Donc du coup avec Solal on a eu l’idée un peu folle de se faire tatouer sur place, car on nous avait parlé d’un tatoueur local de renommée mondiale et étant férus de tatouages tous les deux, on a pris rendez-vous avec lui pour notre avant dernier jour; il a vraiment fait une exception pour nous car il n’avait plus de place mais il a bien voulu ouvrir sa boutique le samedi où c’est censé être fermé pour nous prendre…

Après ça direction le jardin botanique, je voulais voir les tortues de terre dont Solal me parlait tout le temps, qu’il allait voir lui-même étant petit. C’est un couple de tortue qui demeure dans le jardin depuis 1928…! D’abord objet de curiosité ( :-( ) elles sont maintenant en retraite là-bas; malheureusement elles avaient été attaquées par une meute de chiens sauvages et étaient donc recouvertes de bandages, ça m’a fendu le cœur ! Par contre elles semblaient apprécier que nous les grattions sous le menton à la manière d’un chat…C’était cool sur le moment de pouvoir les approcher, mais après réflexion, après tant d’années à servir d’attraction pour les touristes, je pense qu’ils devraient interdire cette pratique afin qu’elles puissent terminer leur vie tranquillement.

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Autrement j’ai vraiment apprécié le jardin botanique, avec ces espèces de mangrove, ces plantes et la vue sur la mer, un vrai petit coin zen.

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Le lundi et mardi : direction l’île d’en face ! Moorea! On doit prendre un petit ferry pour s’y rendre, en route nous avons apperçu des baleines, wow ! Là-bas, nous logions chez un couple d’amis de Corinne que Solal connaissait également. On a été accueillis comme des rois ! Nous dormions dans leur bungalow d’invités, dans le jardin. Ils nous ont proposé de nous prêter des kayaks pour aller voir les dauphins « au bout du jardin » mais il y avait trop de vent malheureusement. A la place nous leur avons emprunté masques et tubas pour aller voir des poissons, mais avec le remous des vagues plus important que d’habitude avec la petite tempête nous n’avons pas vu grand chose non plus. J’ai beaucoup aimé cette petite île malgré la pluie, elle avait des allures mystiques avec toute cette brume! J’ai découvert comment poussaient les ananas, nourris des poules sauvages, revu un marae et de drôles de petites sculptures.

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Vue depuis le ferry
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Champ d’ananas, spécialité locale. Je n’en ai jamais mangé ni re mangé d’aussi de ma vie.

 

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Le jardin de nos hôtes !

 

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Un autre marae

 

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Moorea vue depuis tahiti
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Des poules et des crevettes !

Nous n’avons pas fais « que » ce dont je parle, il y a eu d’autres petites visites, des baignades, de la détente, une visite au marché local…Mais mon article commence à être trop long ! Je vais donc m’arrêter ici… Je pense que je ne rends pas suffisamment hommage à l’île ça m’attriste un peu !Je ne sais pas si certaines personnes ici comptent s’y rendre un jour, mais si c’est le cas, faites la visite avec des locaux, pas avec un circuit touristique cheap…!

Je garde un super souvenir de cette aventure au bout du monde, pis aussi un souvenir sur ma peau. On a passé chaque soir de la semaine à faire des recherches dans des livres d’art et d’histoire de l’île pour créer un motif ayant du sens pour nous, (chacun le sien)puis nous sommes allés nous le faire tatouer la veille du départ.

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Voilà pour mon périple dans le pacifique ! Merci à Corinne de son invitation :D ainsi qu’à Sophie et Jean-Michel pour leur accueil.

 

 

En attendant l’hiver, souvenirs du pacifique #1

C’est notre premier hiver à Québec. Nous attendons les premières neiges, chacun dans notre routine déjà bien installée. On grignote des châtaignes que mes grands-parents ont glissé dans le colis que mes parents m’ont envoyé depuis la France (contenant majoritairement des effets que nous n’avions pas pu emmener !) et on attend avec impatience le 24, car nous nous avons loué un petit gîte en campagne pour l’occasion, histoire de se ressourcer.

Mais puisqu’il s’agit d’un blog relatant mes voyages, je me dis, pourquoi ne pas vous raconter mon aventure en Nouvelle-Calédonie et à Tahiti d’il y a maintenant un an et demi, en attendant de vivre de nouvelles aventures ici ?

Ce qui me chiffonne, c’est que nous avons perdu une carte SD avec presque tous nos meilleurs clichés de notre séjour (sinon ça ne serait pas drôle), et pour nous, pas d’âme charitable qui l’aurait trouvée et lancé une campagne pour nous retrouver via le bouche à oreille sur facebook afin de nous la rendre…Tant pis !

Mais je suppose que je peux déjà faire quelque chose de pas mal avec ce que j’ai !

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J’ai donc la chance d’avoir été invitée par le papa de mon amoureux en Nouvelle-Calédonie, où il vit depuis maintenant 2-3 ans . Jamais je n’aurai pensé faire un tel voyage, je l’en remercie donc encore infiniment.

Pour ceux qui ne connaissent pas du tout, la nouvelle Calédonie, c’est là :

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C’est dans l’océan pacifique, en Océanie donc. Les premiers européens qui ont débarqué étaient britanniques : il s’agissait du navigateur James Cook et de son équipage. Puis les français sont arrivés, en 1853, afin d’en faire un lieu d’exil pour ses prisonniers mais aussi pour concurrencer les anglais qui avaient déjà la main mise sur plusieurs îles du pacifique… La France a donc envoyé des bagnards pour leur faire notamment construire Nouméa, mais aussi des évangélistes afin « d’éduquer » les kanaks…

Elle a longtemps été un territoire français d’outre mer, et maintenant il s’agit d’une collectivité relevant de la souveraineté Française…On y parle Français et kanak, et on trouve 35% d’habitants descendant des bagnards et 45% de kanaks. Il y a également des walisiens, des polynésiens, des vietnamiens et des indonésiens.

C’est ainsi qu’un beau 30 juillet 2014, nous nous sommes rendus à Orly afin de prendre un avion pour Londres. Je n’avais pas souvent pris l’avion dans ma vie :  seulement sur de petites distances, j’étais vraiment très très angoissée. Mais j’ai pris mon courage à deux mains et je ne me suis pas laissée le choix, comme à un enfant à qui on impose un vaccin « c’est pour ton bien ! » et zou. (En plus d’avoir peur en avion, j’ai le mal de l’air durant la première et la dernière heure; heureusement, les petits sacs en papier disponibles devant mon siège sont restés vierges…)

Ce premier petit vol a duré une heure, arrivés à Londres nous embarquions pour Dubaï deux heures plus tard, pour six heures cette fois; une première pour moi, une bagatelle pour mon compagnon habitué aux voyages sur longue distance depuis sa tendre jeunesse (je le remercie d’ailleurs d’avoir supporté ma main crispé dans la sienne pendant au moins…quatre heures…Sans broncher!) Étonnamment, ce parcours ne m’a pas semblé très long, peut-être grâce à la gentillesse et au dévouement à toute épreuve du personnel de l’avion, et des films à disposition…

Dubaï vu du ciel, c’est une grande terre sèche et beige, avec soudainement en son centre d’énormes tours buildings encerclées par de la pelouse impeccablement verte et rutilante, le tout parfaitement quadrillé et moucheté de piscines bleues canard WC. Dans l’aéroport, c’est le festival de la bourgeoisie extrême. Nous errons dans les allées de duty free en attendant notre prochaine correspondance via Sydney. Celle-ci dura treize heures, une éternité. Arrivée à cinq heures du matin heure locale, nous trouvons le personnel de l’aéroport australien assez désagréables durant ces six heures d’attente pour notre dernier vol vers Nouméa, qui ne dura cette fois que trois heures. Malgré la fatigue intense qui me gagne, je remarque en luttant contre le sommeil, l’apparition magique d’une eau turquoise et de prémisse d’îles …

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A notre arrivée, à dix sept heure heure locale, G. nous accueille chaleureusement à l’aéroport; nous embarquons ensuite dans un taxi jusqu’à chez lui. Dans notre somnolence due à la fatigue du voyage et à l’immense décalage horaire avec la France, il nous annonce que nous prendrons un avion le lendemain matin, à huit heures, pour nous rendre sur une île en face : Drehu. Sur le moment, je reste choquée, mon corps se plaint « encore de l’avion ?! » et la nuit passe.

Après un sommeil réparateur, nous voilà donc à l’aérodrome de Nouméa. Sur le chemin nous y conduisant, nous remarquons la ville et ses immeubles colorés, la douce lumière du matin et la chaleur qui pointe tout doucement le bout de son nez, beaucoup d’habitats en parpaings et en tôle, des arbres et des fleurs que je ne connais pas, très colorées. Nous nous mêlons au kanaks (qu’on pourrait nommer les natifs), presque toutes les femmes portent des robes « missions » de longues robes colorées. On les appelle comme ça à l’origine il s’agit d’un vêtement imposé aux femmes par les missionnaires chrétiens qui lors de leur mission d’évangélisation en Océanie, on trouvé les tenues locales trop « impudiques »… Elles ont été ensuite déclinées de façon « bariolées » et c’est devenu une tenue locale. C’est très jolie. Les plus jeunes femmes portent parfois des shorts de bain et des tee-shirts à manches courtes. Chez les hommes, beaucoup arborent le style « rasta ». On porte des savates ou l’on va pieds nus, j’aime ça. C’est très simple, bruyant, coloré. Certains transportent des choses peu communes en europe, comme ce bananier qui dépasse du sac à main de ma voisine, tiens.

Drehu, l’île où nous nous rendons est aussi appelée Lifou. Il s’agit d’une des trois îles loyautés (archipel de nouvelle calédonie). Elle est à 40min d’avion de la grande terre où nous nous trouvons actuellement et beaucoup de personnes s’y rendent chaque jour pour voir la famille ou passer la fin de semaine. Notre avion est tout petit et il comporte des hélices, bizarrement je ne suis pas rassurée, mais ce doit être irrationnel.  Evidemment je suis malade, alors je me concentre sur la vue que m’offre le hublot : je remarque ainsi à quel point la nouvelle-calédonie est une île qui a été façonnée par l’activité volcanique tant elle a de reliefs, que la terre est rouge (à cause de son taux très important en fer – tiens petite info au passage, la nouvelle-calédonie possède à elle seule un quart des ressources mondiales en nickel, son économie repose donc surtout là-dessus) et qu’en dehors de la côte tout reste extrêmement sauvage; je me demande si il y a quand même des gens qui vivent dans cette sorte de jungle qui se déploie sous nos yeux. J’imagine qu’ils doivent être rares.

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Une fois les pieds à nouveau sur terre, c’est l’agitation : tous les passagers se pressent pour rejoindre des véhicules souvent de fortune, certains sont tellement nombreux à emprunter la même voiture, qu’il y en a qui montent sur le toit et le capot…Et je suis surprise de voir des poulets sauvages comme il y a de pigeons à Paris (j’exagère à peine) et des noix de coco absolument partout, partout au sol, je jubile. Il y a aussi des papayes, des pamplemousses, quelques fruits de la passion (saviez vous que ça pousse comme du lierre?)… G. est parti louer une voiture, à son retour nous nous rendons à notre hébergement dans lequel nous passerons 3 jours. « On va dormir en tribu! » nous annonce t-il. Dans ma tête ça sonne comme quelque chose de très folklorique et mystérieux, est-ce vraiment une tribu comme mon imaginaire le laisse entendre ? Ou un attrape-touriste ?

En fait tribu est le terme kanak (nous sommes totalement en territoire kanak pour le coup d’ailleurs) pour ce que nous autres appelons village ; il y en a plusieurs, certaines sont rivales. Elles dépendent d’une grande chefferie propre à chaque province (il y en a trois : province du nord, du sud et des îles loyautés). Chaque tribu a un grand chef dont elle dépend et elle regroupe plusieurs clans (souvent familles); régulièrement, les chefs de tribus se réunissent dans la grande case autour du grand chef pour prendre des décisions pour les tribus. Chaque clan possède par ailleurs une fonction qui lui est propre, comme par exemple les travaux au sein de la tribu. J’espère que ce que j’ai retenu et dont je parle s’avère exact, sinon s’il y a des experts parmi vous, n’hésitez pas à me rectifier !

Nous nous rendons donc chez Jeannette, qui loue des cases chez elle pour les touristes et visiteurs de passage; je suis rassurée, ce n’est pas attrape-touriste. Nous y passerons 4 jours. Dormir dans cet habitat traditionnel fait de paille et de bois m’enchante beaucoup. En plus, on est qu’à quelques mètres de la plage de sable blanc et sa mer turquoise…J’entends des oiseaux exotiques et invisibles chanter à tue tête et le vent qui fait cliqueter les guirlandes de coquillages accrochées dans la grande case qui sert de réfectoire. Notre hôte, Jeannette, est très sympathique. Elle nous explique qu’elle a ouvert ce gîte une fois que son mari, gendarme, a prit sa retraite. Ils s’occupent donc de ça, et aussi d’une grande exploitation agricole dont les produits sont cuisinés et servis aux clients (et oh mon dieu, sa cuisine était vraiment exquise, je me souviens notamment de tarte aux fruits de la passion et à la coco et d’une portion de lentilles ENORMES qu’on ne trouve pas en europe, à la sauce vanille, un mariage vraiment charmant). L’ensemble de leur propriété est décorée d’énormes coquillages et le gravier est fais de coraux brisés. On y croise bon nombre de poulets, chats, et meutes de chiens, sauvages.

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Ce n’est pas chez Jeanette, je n’ai plus les photos de chez elle, mais voici une case typique d’ici

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Le soir, j’en apprend davantage sur les traditions kanaks. On appelle cela la coutume ici; tu fais la coutume quand t’arrive en tribu et que tu te présente au chef, quand tu dois te rendre quelque part et que ce quelque part eh ben il traverse les terres d’une famille (dans ce cas là la coutume est de glisser un billet dans un morceau de tissus et de lui offrir pour obtenir la permission en quelque sorte-parfois il peut te rendre le billet voir le double)…La coutume rythme la vie de la tribu. Cette façon de vivre en société m’inspire beaucoup. Nous nous couchons très tôt durant ce séjour, harassés par le décalage horaire de dix heures avec la France.

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cérémonie coutume au centre culturel  Tjibaou

 

Ici je remarque que dès qu’on croise quelqu’un, ou qu’on passe devant chez quelqu’un en voiture ou dans n’importe quel autre moyen de locomotion, on te fait signe. C’est drôle et sympathique. On a pris pas mal d’auto stoppeurs au point de ne plus les compter. Pis on a arrêté quand le dernier, par une après-midi brumeuse, était un vielle homme à la longue barbe blanche et aux cheveux hirsutes assortis, qui tenait un long couteau, en demeurant silencieux jusqu’à ce qu’il nous dise de l’arrêter à tel endroit. Angoissant. Mais avant cela, l’un d’entre eux nous a parlé de son oncle, un chef de tribu qui fait des colliers en bois de santal au cutter et qu’il fallait aller voir ça. On y a été, on a beaucoup sympathisé, il nous a offert des plantes médicinales, et on lui a acheté chacun un superbe collier à notre « effigie » qu’il a fait rien que pour nous en une soirée. Il nous a ordonné de les porter pour quand on prendra l’avion pour être protégés, et on s’est quittés très émus en se promettant de se revoir un jour…

Drehu possède un grand nombre de grottes; quand on a voulu demander à un local pourquoi, il a roulé de grands yeux et nous a répondu avec force et conviction que c’était dieu. Nous sommes allés en visiter une, appelée « grotte du diable » soit-disant parce qu’un cannibale y vivait, mais je ne peux vous affirmer que les ossements que nous avons vus étaient des vrais…Certains clans vivant du tourisme n’hésitent pas à pousser à fond le folklore pour impressionner le touriste.

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La dame propriétaire de la grotte, en robe mission

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Le lendemain, nous en avons revisiter une autre, sur la terre d’un dénommé Antoine qui selon notre lonely planet, possédait des grottes rupestres. Rectification : des grottes à l’allure rupestre ! C’était néanmoins intéressant, il nous a parlé des plantes endémiques( sureau, banian, ébène,…), la façon dont on capture des animaux pour se nourrir (là vous vous en doutez, ça me plait moins mais que voulez-vous?) les moyens de communication qu’utilisaient ses ancêtres pour se parler à travers la forêt, en tapant contre des troncs creux… Puis nous sommes arrivés à la fameuse grotte, décorée avec des empruntes de mains. Antoine nous explique qu’il s’agit des siennes et de celles de ses fréres qu’ils ont réalisé dans les années soixante. Moi je suis emerveillée je trouve ça vraiment beau et soudain il me propose de laisser la mienne. Je répond oui à condition que Solal en fasse de même. C’est ainsi qu’Antoine se saisit d’un morceau de bois carbonisé et croque dedans sans cillé; il mache la chose longuement et me dis d’aposer ma main sur une surface plane de la paroi de la grotte. Je m’exécute et il me demande de détourner la tête; je commence sérieusement a regretter. Et là tel un dragon il crache le charbon en un jet difu sur ma main, c’est chaud et les morceaux de charbon me fouettent la main, je prie intérieurement pour qu’il y est un cours d’eau ou quelque chose pour vite me laver par la suite… Je finirai par me laver la main dans un vieux bidon d’eau au fond de la grotte.

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un crabe cocotier (capturé par Antoine…)

N’étant pas dans la période d’été, il faisait ni chaud ni froid, juste ce qu’il fallait à part peut-être pour se baigner, j’avais froid avec le vent et les remous ayant trop brassé le sable, je ne voyais rien des fonds marins et je n’aie ainsi pas beaucoup profité  des poissons exotiques et des coraux multicolores. Néanmoins, depuis la terre ferme nous avons vu un gigantesque poisson perroquet et des tortues marines

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Après ces quatre jours a faire le tour de Drehu en voiture en s’arrêtant ça et là pour visiter, nous retournons sur le caillou, la grande terre, à Nouméa même, là où G. a son appartement. Celui-ci reprend son job et nous prête sa voiture fraîchement sortie du garage afin que nous puissions aller visiter les grands parcs naturels de la région. Nous avons hâte de faire de la grande randonnée en pleine nature. Malheureusement à notre retour, nous perdons deux précieux jours : je tombe malade, comme j’ai rarement pu l’être dans ma vie. J’ai de la fièvre, des courbatures insupportables qui me font pousser malgré moi des gémissements, j’ai des hallucinations et je ne peux pas sortir du lit. Néanmoins après cette péripétie, nous visitons la ville pour commencer tout doucement. Nous la trouvons assez chaotique architecturalement parlant. En effet, dans les années quatre-vingt, la ville reçue un boum d’extension, durant lequel les gens ont pu faire construire comme bon leur semblait de façon anarchique donnant à la cité une allure de labyrinthe tout en pente mélangeant les bâtiments modernes aux habitations type bidonville… Drôle de transition après Drehu.

Nous avons trouvé la vie assez chère et étions surpris de trouver bon nombre de magasins fermés le samedi après midi, donnant des allures de ville fantôme, croisant de temps en temps des personnes ivres mortes assoupies sur un terre-plein ou un coin de verdure. Et beaucoup de pollution aussi. Heureusement, nous avons été sur un marché local un samedi matin, où l’animation et les chants traditionnels faisaient bon train, les produits frais et locaux coloraient les étalages inspirant un air de fête. Le lendemain, nous nous sommes rendus avec G. à l’île des canards, en taxi boat à cinq minutes de la capitale.

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Nous avons passé une bonne partie de la journée là-bas mais personne n’y a trouvé d’intérêt : il s’agit d’un lopin de sable recouvert de parasols et transats hors de prix, le tout gérer par un snack à la nourriture dispendieuse et vraiment pas très bonne…Tant pis !

La seconde semaine, nous enfilons donc nos chaussures de randonnées, prenons une map et des vivres et let’s go to adventure ! Nous choisissons de nous rendre dans le sud de l’île, réputé pour ses grandes réserves naturelles et randonnées. Pour s’y rendre, il fallait rouler durant une heure sur des routes rocambolesque, sinueuses et accidentées sur lesquelles nous croisions parfois un panneau « fermez vitres et aérations : risque d’amiante ». C’est assez peu engageant, mais on oublie vite ce bémol lorsqu’on découvre la magnificence des paysages qui se dévoilent à nous au fur et à mesure que l’on quitte l’urbanisation. Des montagnes rouges, des lacs et des cours d’eau, de la verdure tropicale…

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Nous avons visité durant cette dernière semaine le parc de la Netcha (pour environ 4 euros) avec ses chemins botaniques avec ses plantes carnivores, sa cascade de la Madeleine…Et non loin de ce parc, nous nous sommes arrêtés à la baie de somme (si, si) très jolie, sauvage, bleue et rouge entourée de la forêt tropicale. Celle-ci cachait d’ailleurs un ancien village colon aujourd’hui habité par quelques kanacs.

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une maison engloutie par un arbre

Nous avons également visité le parc provincial de la rivière bleue, toujours au sud de l’île; ces parcs sont payants mais on constate avec contentement que les réserves sont extrêmement bien entretenues. On en traverse une bonne partie en voiture, s’arrêtant parfois à des points de vus signalés ou à des petites balades fléchées pour découvrir par exemple un arbre vieux de 300 ans… On peut ensuite louer un vélo ou continuer à pied. Dans ce parc, il y a une forêt noyée; c’est à dire une forêt qui fut autrefois engloutie par l’eau lors de la construction d’un barrage et qui a immergé après l’assèchement des années après, donnant des arbres morts encore debout, par centaines, traversé par un cours d’eau praticable en kayak. Sûrement mon meilleur souvenir de la grande terre, et malheureusement c’est aussi les photos de cet endroit que nous avons perdu ! J’en ai récupéré quelques une que j’avais publié ce jour là sur facebook, heureusement.

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Les deux derniers jours précédant notre départ vers Tahiti se sont déroulés à Bouraï, au nord, pour la grande foire agricole annuelle qui brasse un bon nombre de gens, surtout ceux qu’on appelle les « Caldoches » qui sont les descendants des bagnards et qui vivent de l’exploitation de bétail, en mode cow boys (vraiment). Evidemment on a pas aimé cela (concours de la plus belle bête, rodéo, concours miss bouraï, artisans en tout et n’importe quoi, manèges gonflables, musique à fond, animaux cloîtrés dans des petites cages…), mais c’était quand même super intéressant de découvrir le contraste si frappant dans un même pays entre deux communautés locales… Le nord est dépourvu de forêts, il est constitué d’énormes pâturages avec montagnes en arrière plan, c’est très déroutant car on a l’impression d’être dans un autre pays. Fuyant un peu la foule de la foire au bout de quelques heures, nous avons arpenté une plage et fait une découverte d’un trico rayé, un serpent de mer dont la morsure peut-être mortelle !

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Notre voyage s’est achevé ainsi, nous avons apprécié cette île mais je recommande aux personnes qui veulent s’y rendre de commencer par le nord, puis Nouméa, puis les parcs et enfin Drehu pour mieux apprécier leur voyage…

Et vous, connaissez vous ?

 

 

j- 6 : Notre aventure approche!

 

Bon. Je commence ENFIN à me rendre compte que ben, mardi prochain on part quoi. Trois ans si ce n’est plus. Au-revoir la France, la famille, les quelques amis, la maison familiale que je ne reverrai jamais car elle sera vendue d’ici là, les petites habitudes, les champs, les petites routes et… Les châteaux fort de l’époque médiévale.

 

Les voyages forment la jeunesse. Mes grands-parents paternels me le disaient souvent en parlant  de leurs propres aventures un peu partout dans ce monde. Moi j’ai toujours été un peu trouillarde.  Même si je m’adapte finalement partout, je caressais le rêve de partir en étant au fond, sûre que ça n’arriverait pas et j’étais ainsi paradoxalement rassurée ! Mais cette fois, je pars avec quelqu’un. Quelqu’un de bien qui a changé ma vie et avec qui je vais vivre encore pleins de surprises, j’en ai de la chance non ?

PETIT RÉCAPITULATIF DE NOTRE PRÉPARATION EN AMONT…

  • Nous avons notre visa. Nos passeports et celui du chat. J’espère que ça ira pour lui d’ailleurs, s’ils font 5 kilos ou moins ils voyagent d’office en cabine. C’est moins cher et plus rassurant, mais monsieur une fois dans sa « boite de transport » comme j’aime l’appeler, fait 5,5 kilos. Je me demande si il pourra voyager auprès de moi quand même…Je dois téléphoner à Aircanada demain. Pour ceux qui se posent la question, la compagnie fait bien attention à ce qu’on ne soit pas placés à côté de quelqu’un qui serait allergique; et puis je ne pense pas qu’il fera de ce voyage un enfer pour les autres passagers. C’est un animal très calme qui a l’habitude des transports depuis tout petit, mais au cas où, j’ai des phéromones apaisantes que m’a donné mon vétérinaire. Je ne compte pas le « shooter », c’est mauvais pour lui (conseils du véto).Il a fallu aussi lui faire ses vaccins avant de  partir. Je ne comprends toujours pas pourquoi les gens sont si étonnés lorsque je répond qu’il est évident qu’on l’emmène avec nous. A quoi s’attendent-ils ? Qu’on le laisse aux bons soins de la SPA ? Il est de notre famille, même si c’est un chat. Il est venu me trouver meurtrit, mort de faim, seul il y a 5 ans, il tenait dans ma main. Je l’ai recueilli, soigné, je n’avais pas l’intention de prendre un chat, surtout en appartement ça me parassait juste surréaliste…Et pourtant… Donc voilà, il m’a suivi en normandie, en bretagne, en picardie, dans le jura…Maintenant il va aller copiner avec les écureuils du Québec Na !

 

  • Nous avons résilié nos divers abonnements :  Internet et téléphone (j’ai repris une recharge mobicarte pour les derniers jours qui me restent), notre abonnement à la compagnie des eaux et de l’électricité/gaz, notre bail, nos allocs… Pour l’assurance la mienne me couvre jusqu’à trois mois après notre arrivée là-bas, le temps qu’il faut pour en obtenir une sur place.

 

  • Nous avons communiqué l’adresse de mes parents pour nos réceptions de courriers éventuelles après notre départ

 

  • Pour le permis de conduire, le notre est valable pour louer une voiture sur place, ce que nous ferons dès le second jour afin de pouvoir aller visiter des appartements et faire nos achats matériels. Ensuite, il faut pour conduire légalement là-bas, acheter tout les ans sa licence de conduite pour environ 100 dollars canadiens !

 

  • Nous avons réglés notre situation avec les impôts/taxes

 

  • On a préparé nos valises : environ 30 kilos chacun bagage en cabine compris

 

 

  • Nous nous sommes ouvert un compte bancaire à la bande Desjardins de là-bas

 

PRÉPARATIFS POUR NOTRE ARRIVÉE SUR PLACE…

  • * Via le site kijiji (équivalent de notre leboncoin.fr), nous avons listé différents logements (condo comme ils disent là-bas) qui pourraient être intéressants à visiter, et on a convenu d’un jour/heure de visite avec les propriétaires. Là-bas, les logements ont des bails d’un an et pas moins, alors il vaut mieux visiter minutieusement. On va se préparer une fiche de choses à checker/demander pour éviter les mauvaises surprises. Aussi, il y a une difficulté pour nous, c’est que sur les annonces ils ne donnent pas la superficie en mètres carrés, mais en nombre de pièces… Difficile de se faire une idée de l’étendue du logement avec ça, je me demande si les Québécois trouvent cela pratique ou si c’est nous qui sommes trop exigeants ?
  • Nous avons pour la première semaine, loué un gîte acceptant les chats. Comme ça, nous seront plus à l’aise et reposés pour faire nos visites et ce sera mieux pour zéro. Pour notre arrivée, comme elle sera aux alentours de 17h si ce n’est plus et à Montréal, nous sommes obligés de dormir à l’hôtel durant une nuit.
  •  Nous avons loué une voiture, sinon on aurait du mal à aller à Québec avec le chat et nos valises…
  • J’ai commencé à regarder notre futur quartier via google street view, comme ça, pour avoir des répères (et ouiiii j’avoue j’ai aussi regardé s’il y aurait des magasins bio, et il y a l’air d’en avoir un paquet, dont un qui rechercherai quelqu’un pour la vente…A suivre) (j’aimerai teeeellement avoir ce job)
  • J’ai regardé sur le site de la ville les actualités culturelles et sportives, et j’ai trouvé des cours de yoga en plein air, le rêve.

 

Voilà…Pour le moment ! J’ai l’impression d’oublier 1000 choses, tout me paraît suspicieusement trop simple…Une fois sur place il faudra tout refaire à l’envers : s’installer, remeubler, trouver une téléphone et un abonnement, gérer de nouveaux prestataires etc…

Et demain nous partons deux jours à Paris, pour voir des copains, une expo sur le tatouage, les catacombes (mon rêêêve depuis longtemps) (non ne partez pas s’il vous plait)

Et vous ? Etes-vous déjà allés là-bas ? Si oui avez-vous des conseils, ou une jolie histoire à raconter ?

Lorsque je ne sais plus comment accompagner mes légumes…

Parfois, je n’ai pas envie de pâtes, de riz, de légumineuses ou autres céréales pour accompagner mes légumes, et tout seuls, ils ne me nourrissent pas suffisamment. Alors bien sûr, il y a toujours l’option quiche/gratin, mais aujourd’hui non plus, je n’avais pas envie (elle est chiante celle-là) ! 

En ce moment j’ai envie de comfort food. Pis aussi de galettes Bretonnes, mais on est pas en Bretagne alors c’est nul.

Et soudainement, je me suis dis « pancakes salés ». Mais il faut qu’ils soient sans gluten ni produits laitiers, je suis intolérante. Pas allergique, ou pour être à la mode hein, intolérante. Et puis je n’avais jamais goûté les pancakes salés, ça me paraissait tout à fait étrange comme idée, mais là…Il m’en fallait absolument !!!

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Je suis donc partie d’une recette de pancakes sucrés végétaliens, que j’ai modifiée à ma sauce ! De plus en ce moment, j’ai le privilège de pouvoir « squatter » le domicile de mes grands-parents qui sont absents actuellement. Je me sens comme en enfance, les repères, les odeurs, les petites habitudes…Et surtout la cuisine ! Les casseroles, les ustensiles, la cuisinière (électrique mais peu importe)… Tout est mieux ici dirait-on. Quand je mijote mes plats, les odeurs ne sont pas pareilles, elles sont meilleures, de même que le goût, je trouve ça dingue. L’aura de mamie traîne ici !! De plus, mon autre grand-mère m’a conseillé de cuire mes légumes différemment de ce que j’ai toujours fais par moi-même, sans me poser la question : les cuire dans un fond d’eau au lieu d’un volume entier…Bah ouai, je n’y avais jamais songé, peut-être que pour vous ça coule de source en remarque, mais pour moi c’était un peu la révolution ! J’étais persuadée que ça ne cuirait pas bien et que ça cramerait, voyez-vous… Alala… Mais mieux vaut tard que jamais ;) Terminé les carottes fades…

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Je vous donne donc ma recette  !

*100 g de farine de sarasin
*50g de farine de riz
*100g de maizena
*1 cuillère à café de cumin
*1 cuillère à café de paprika
*du poivre selon les goûts
*1 cuillère à café de sel
*1 cuillère à soupe de graines de lin moulues diluées dans une cuillère à soupe de vinaigre de cidre
*1/2 cuillère à café de bicarbonate
*40g d’huile de colza
*300 ml de lait de soja (ou autre lait végétal non sucré) ou plus selon la consistance finale de la pâte

Commencez par mélanger les poudres, puis ajouter l’huile et le vinaigre, bien mélanger et ajouter progressivement le lait de sorte d’avoir une pâte homogène et sans grumeaux. La pâte doit être plus épaisse que celle d’une pâte à crêpes mais moins qu’une pâte à gâteaux… Laissez reposer une heure (ou une nuit si vous voulez, c’est meilleur le lendemain). Mettre de l’huile d’olive (une cuillère à soupe) dans une poêle chaude (feu doux), la répartir et y verser une louche de pâtes à pancakes, sans que celle-ci ne prenne toute la surface de la poêle comme lorsqu’on fait des crêpes. Lorsque le milieu du pancake vous parait moins liquide et que les bords sont « secs » retourner et faire cuire l’autre face, moins longtemps que la première, ça se joue un peu au feeling et selon les goûts de chacun. (Si vous faites cuire trop longtemps, ça sera croustillant comme une gaufrette…).

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L’accompagnement :

J’ai fais avec ce que j’avais sous la main ! Ici : carottes courgettes salade.

Dans une casserole, faire revenir doucement dans de l’huile (ou matière grasse de votre choix) une échalote et un demi-oignon rouge, faire mijoter jusqu’à ce qu’ils soient fondant. Une fois que c’est le cas, ajouter vos rondelles de légumes, et verser un fond d’eau dans la casserole. Bien remuer. Laisser celle-ci à feu doux et la recouvrir; ça va mijoter le temps de faire vos pancakes ;)

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Une fois que tout était cuit, j’ai tartiné mes pancakes de purée de noix de cajou et j’ai mis mes légumes au-dessus… Comble de la décadence, je me suis fais des sandwichs pancakes, une vraie orgie gustative, pardonnez moi l’expression !

Alors, ça vous tente ??

En transition, la Picardie, ma région natale.

Et voilà : nous avons rendu notre appartement le 14 juillet dernier, dans le Jura, près de la petite ville de Saint Amour…

C’était une belle région et une année fortement enrichissante, j’en suis vraiment satisfaite. Vivre un an dans une région, je trouve ça tellement chouette : on peut voir les paysages changer selon les saisons, et on a plutôt le temps de voir beaucoup de chose. Nous n’avons pas eu le temps de nous ennuyer, car c’est là bien mon problème : passé un an au même endroit, je commence à m’ennuyer et tourner en rond. Je vous propose un rapide tour des saisons du Jura avant d’en venir au thème de cet article ;)

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Voilà, ça c’est fait…

…Et donc pour l’instant, nous sommes de retour en Picardie, du côté de ma famille. Le temps est venu de dire au revoir à tout le monde, et déposer quelques affaires que nous ne pouvons emmener pour l’instant. Nous en profitons quand même pour nous promener, cela va sans dire ! Ici au moins, nous ne souffrons plus de la canicule qui plus est, haha !

Notre première excursion a été dans la Baie de Somme, pour aller voir ma grand-mère paternelle qui vit près de la plage du Crotoy, vous connaissez ? Ça n’est pas loin de la ville d’Abbeville. De là, nous sommes allés visité la cité médiévale de Saint-Valéry, et la plage du Crotoy…

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le crotoy…
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Oenothera Glazioviana

 

Même si je me suis rendue dans ce coin souvent, je ne connaissais pas St Valéry. Lorsque vous y allez, il faut suivre les panneaux indiquant la cité médiévale (attention, tout les parkings sont payants et assez onéreux qui plus est, le mieux, reste d’avoir ou louer un vélo, je l’ai déjà fait c’est super agréable et abordable). Les ruelles en pierre anciennes montent un peu, c’est très fleurit partout et il y a de temps à autre des panneaux qui racontent l’histoire du nom des rues. Chaque fois que je me rend dans une ville en France et que je vois un nom de rue qui me semble incongru, je me demande « mais d’où c’est venu ce nom ?? », ici j’ai été servie ! Et il y a tant de jolies maisonnettes anciennes…

La citée est traversée de beaucoup de méandres de rues, nous ne les avons pas toute faite, mais une fois en haut au niveau des anciennes portes fortifiées, on a une vue superbe sur la baie. Pour nous qui ne pouvons pas retourner une dernière fois dans notre Bretagne chérie avant le départ, c’est une bonne consolation, malgré le fait que la mer était partie faire sa vie quelques kilomètres plus loin.

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Ah oui, et si vous pouvez, faites donc une visite de la baie avec un guide ! Il en existe plusieurs, chacune sur un thème (découverte de la baie, observation des phoques, des oiseaux et bien d’autre). Cela dure entre 3 et 4h; je l’ai fais une fois en tant qu’accompagnatrice d’un groupe d’enfant, et ça m’a laissé un souvenir impérissable.

Une fois que vous avez admiré la vue, suivez les indications pour gagner la chapelle. C’est assez déroutant car il s’agit d’un chemin de terre au milieu des champs et surplombant la baie pour s’y rendre, et soudain, au bout, la chapelle…Avec rien autour! (encore un clin d’oeil à la Bretagne pour nous, youpi ! )

 

Mais mon départ de Picardie n’aurait pu se faire sans une dernière visite au Parc Archéologique de Samara( qui se trouve à la Chaussée Tirancourt, à 25 minutes d’Amiens…) Mon Amoureux et moi sommes passionnés d’Histoire.

Si vous passez dans le coin, allez-y donc faire un tour. Il s’agit d’un lieu de Reconstitution et d’expérimentation archéologique sur la période préhistorique. Le cadre est très familial et pourtant très sérieux, (pas comme un certain parc célèbre, hum bref passons), qui permet de voir comment vivaient nos ancêtres, mais aussi d’apprendre leurs techniques très rusées pour survivre. Ici vous pouvez découvrir comment les hommes de cette période s’y prenaient pour construire leur habitat, le cultiver, quels animaux ils élevaient, comment faisaient-ils leurs vêtements, la cuisine, la poterie, le feu, le travail du fer etc j’en passe… Les animateurs du parc sont très agréables, non loin d’être pompeux et barbants (je vous jure j’en ai déjà vu ailleurs), ils sont passionnés par leur métier et ont un vrai sens du contact avec le public, petit et grand, les démonstrations (voir initiations dans certains cas) sont vraiment intéressantes.

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Qui plus est, ce weekend nous avions la chance de pouvoir assister à l’évenement « Rendons à César ». Sur l’oppidum du parc, 4 compagnies (france, italie, autriche, allemagne je crois) étaient installées afin de présenter la vie de camp de légionnaires romains. Ce fût la première fois que nous assistions à une Reconstitution de cette époque, et nous fûmes ravis (nous sommes plutôt moyen-âge et période viking d’habitude, voyez-vous).

L’objectif ici était de démystifier certaines croyances (comme celle « les légionnaires de l’armée romaine sont des romains » mais il s’agit en fait de recrues venant de plusieurs parties de l’europe et non des civils du pays…), de présenter l’équipement et armement reconstitué à la main pour la plupart, mais aussi les conditions de vie extrêmes dans lesquels ces militaires passaient 25 ans. Nous pouvions aussi découvrir les jeux de l’époque ainsi que de l’artisanat, voir des démonstrations (mannequin à l’appui hein) d’opérations chirurgicales sur les blessés de guerre à l’époque (j’ai cru tourner de l’œil). Et si vous rêviez de voir la formation de la tortue en vrai, vous étiez servis ! Parade, explications, démonstrations… Bravo à eux, c’était un sacré boulot d’information !

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Navrée, avec la foule, je n’ai pas fais plus de photos car je n’en voyais pas l’intérêt esthétique pour le coup…

J’ai été aussi agréablement surprise de tomber sur un petit lieu de restauration végétale : un camion qui proposait des mets végétariens pour le coup ;)

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Voilà pour Samara !

Alors bon, c’est certain, il y a pour moi comme un dilemme éthique dans ma tête… Végétarienne à forte tendance végétalienne, je suis toujours triste de voir des gens se vêtir de peaux de bêtes ou d’enfermer des animaux dans de petits espaces pour la même raison (je pense à un coq enfermé dans une petite cage avec à peine la place pour bouger, alors c’est sûr à l’époque on ne devait pas se poser la question sur le bien-être de l’animal, mais aujourd’hui on sait qu’ils sont capables de souffrir, alors peut-être auraient-ils pu le mettre dans un enclos « normal » et préciser qu’à l’époque ça n’était peut-être pas le cas ?)… Mais je garde l’espoir qu’un jour, ils verront qu’il y a surement d’autres alternatives comme le synthétique ou des illustrations…En attendant je ne souhaite pas m’attarder là-dessus, et je réfléchis à un moyen de faire passer ce message sans heurter les organisations qui font cela.

Autrement, je vous recommande beaucoup ce parc :)

Mais notre séjour serait incomplet si nous n’allions pas au moins une fois dans le centre ville d’Amiens, histoire de nous rappeler Venise avec le quartier St Leu (appelé d’ailleurs « La petite Venise du Nord »), de manger un burger végétarien au Mimosa, et d’admirer la Cathédrale la nuit, avec le spectacle « Amiens la cathédrale en couleurs ».

picardie31picardie32picardie33Ce spectacle polychrome rend à la Dame ses couleurs de l’époque médiévale durant une petite heure, sous les yeux d’une foule ébahie (avec l’explication des éléments des portails de la façade occidentale de l’édifice, par le biai d’une bande-son; parfois un poil trop technique pour les non initiés, mais intéressant tout de même).

J’ai essayé de prendre en photo la cathédrale, mais avec un téléphone qui commence à rendre l’âme, la pluie et la nuit, ça n’est pas probant, désolée..!

Mais vous voyez l’idée, hein ?! :D

Et vous ? Vous connaissez la Picardie ? Aimez-vous ??

Nous partons au Canada dans exactement 8 jours… En attendant nous avons prévu encore quelques visites dans la Région… Alors, à bientôt !

Comment j’ai vécu Venise

 

Me voilà de retour de Venise, que d’émotions…

Nous sommes partis quatre jours, et avions opté pour le bus avec une compagnie bien connue (mais que je ne citerai pas car nous avons été très déçus), 13 heures de trajet c’est sûr c’est très long et fatiguant, mais ce fût bien vite oublié quand nous avons pu franchir les portes de la ville…

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Nous avions rendez-vous avec notre hôte à la célèbre place Saint-Marc; en sortant du bus, nous avions compris qu’il y avait trois kilomètres à parcourir pour nous y rendre. Vaillants que nous sommes (ou naïfs) nous nous sommes dis que c’était easy et que nous les ferions à pied. Haha ! Mais Venise mes petits, c’est un vrai labyrinthe, voir une épreuve quand il est midi, qu’il fait 38° et qu’il y a foule dans chaque ruelle…Il faut savoir suivre son instinct, et s’enfoncer là où il a le moins de monde pour contourner un axe indiqué qui serait trop bondé.

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Il y avait des panneaux indiquant « per san marc » partout, nous avons donc tenté de les suivre plutôt que de nous procurer une carte, mais au bout de 2h de marche, harassés, on s’est un peu demandé pourquoi c’était si long et si en nous faisait pas un peu tourner en rond…

Puis finalement, un peu par hasard, nous avons enfin trouvé la fameuse place !

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Que c’est grand ! Et il y a de la musique, du bruit, des odeurs de pizza dans l’air… Pour nous récompenser nous allons prendre notre premier repas (nous n’avions rien avalé depuis le dîner de la veille), et ici contrairement en France, on peut aisément se pointer à 14h30 pour commander (et à n’importe quelle autre heure d’ailleurs); je prends donc une pizza végétarienne : oups, mauvaise pioche ! La pâte à pizza était dur comme un morceaux de carton, et la garniture n’avait pas vraiment de goût, j’étais un peu déçue, mais pas tellement surprise : il fallait bien que ça arrive, on m’avait prévenu que beaucoup de restau du centre ville étaient onéreux et pas très bon, des attrape-touristes en somme. Mais rien ne pouvait entamer ma motivation ;)

Je suis épatée par l’architecture, c’est tellement fin, de la vraie dentelle ! Et je suis agréablement surprise : depuis longtemps j’entends dire que Venise « pue » les égouts, la vase, les algues… Et ici que nenni malgré la chaleur ! Notre repas avalé, nous nous rendons à la location qui est au sud de l’Ile afin de déposer nos affaires et enfin aller flâner à notre guise dans la cité…

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Ici, ce sont surtout les couleurs qui accrochent le regard, ces murs un peu décrépis par endroits, la valse des draps colorés au travers des rues, les gens qui se parlent de loin, les gamins qui jouent au ballon sur les petites places, les magasins qui restent ouvert jusqu’à 21h, le bruit des cygales et des bateaux dans les canaux… Venise c’est une ambiance chaleureuse, une toile colorée…Sur fond de ciel bleu, qui se reflète dans les veines d’eau de la cité.

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J’ai pris un millier de photos, c’est très difficile d’en sélectionner pour cet article !

Venise  c’est aussi la biennale d’art contemporain (56ème édition cette année) qui se divise en pavillons (sections) par pays.

Nous les avons presque tous fait, il y en avait tant !! Je vous mets la sélection de ceux que j’ai préféré.

Le pavillon Japonais, représenté par l’artiste Chiharu Shiota et son oeuvre « key in the hand », plus d’un million de clefs suspendues de façon onirique dans une salle, avec au milieu une barque mystérieuse…

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le Pavillon Russe et particulièrement cette oeuvre colossale d’Irina Nakhova, avec cette tête géante cousue, à l’intérieur une animation vidéo, le regard du pilote bouge. Surprenant !

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Herman de Vries, artiste venant des pays-bas; j’ai aimé ses herbiers et son champs de roses…

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Le pavillon Australien représenté par Fiona Hall, et ses œuvres tirées de la nature…

 

Pavillon arménien : un cabinet de curiosités géant !!

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Et dans le jardin du parc arménien, des mues de cigales figées dans les arbres…

A L’arsenal, qui est un immense bâtiment, il y avait plusieurs artistes regroupés, parmi eux :

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Gros plan d’une des oeuvres dessinée de QIU Zhijie

screen shot de l’oeuvre vidéo de Yu Lang,venise26

ET LE PETIT BONUS

Au pavillon Anglais, que je n’ai pas trouvé très original, des policiers locaux tout à fait absorbés à faire des photos des sculptures… lol :D

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Je marque ici la fin de la parenthèse sur la biennale, un événement exceptionnel à vivre…

Et j’en reviens à Venezia ! 

Nous avons pu visiter le Palais des Doges, dans lequel on trouve une reconstitution de la guerre 14-18 en Italie, on peut également visiter les anciennes prisons reliées par le pont des soupirs (appelé comme ça à cause du soupir que poussaient les prisonniers lors de sa traversée, rien de romantique, donc !). Mais on visite surtout le palais pour lui-même : immenses peintures, escaliers à 24 carats, sculptures, armurerie…

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Le palais des Doges

 

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Mignonne petite boite à lettres…Servant à dénoncer quelqu’un pour un méfait et pouvant ainsi le condamner !

 

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Couloir de prison
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Le célèbre pont des soupirs appelé ainsi car les prisonniers soupiraient en passant dessus car après ça ils ne verraient plus la lumière du jour…Il est couvert pour éviter qu’un prisonnier ne saute durant la traversée…

 

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Mais ce que j’ai préféré, c’est le palais (différent du palais des Doges, il se trouve à l’autre bout de la place) qui abrite désormais le musée archéologique ! Je me verrai bien en princesse là-dedans :p
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…Sinon Venise c’est aussi une toute autre ambiance la nuit… Où tout est calme, voir désert… Où les couleurs et l’eau changent…

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On peut alors se restaurer à la fraîche, notamment chez Bacarandino, où ils proposent de nombreux plats végé et végan pas plus chers que les plats omnis d’un restaurant « normal », un bonheur !

Ou si vous voulez manger sur le pouce, il y a cette épicerie végétarienne qui fait des plats à emporter très bon et pour une somme très correcte (près du Giardini)  :

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Pour m’alimenter, j’ai opté pour des » pasta alla verdure sin carne sin fromaggio », des pizzas végétariennes, une fois un couscous végétarien,…J’avoue que parfois on faisait deux trois restaurants avant d’en trouver un qui pouvait servir ce genre de choses, sinon c’était malheureusement « ensalada alla pomello » (salade-tomate…), comme dans beaucoup d’endroits !

Si vous voulez manger une glace sans lait ou un sorbet : la mela verde, une excellente adresse !

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Venizia est une ville très jolie, pleine de recoins : il vaut mieux donc emporter une carte pour les urgences, mais ne pas s’en servir pour se promener , car c’est comme ça que l’on tombe sur les plus beaux coins…

Si vous voulez vraiment prendre le vaporetto (leur système de bateaux-transports en commun), je vous conseille d’acheter une billet pour 2 jours en illimité, ça revient moins cher et ça permet, en fin de journée quand vos pieds sont douloureux par exemple :p de le prendre du pont Rialto jusqu’au Giardeni, les bâtiments qui défilent sous les yeux lors de ce parcours son sublimes ! Mettez-vous dehors si possible, car à l’intérieur ça n’est pas supportable…

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Je me demande si parfois en rentrant chez eux les gens ça leur arrive d’échapper leurs clés dans l’eau ?

Quitte à prendre ce transport, rendez vous également sur les îles plus petites en face : c’est tout aussi joli, la foule en moins ;)

Pour notre part, il était naturellement hors de question de prendre une gondole, on trouve ça un peu cheap…( et puis c’est tout simplement hors de prix !!!)

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Et comme je vous aime bien, je vous mets un SECOND BONUS

Lors de nos pérégrinations, on a pu voir comme vous vous en doutez, pas mal d’oeuvres classiques… Certaines nous ont vraiment interpellées, et on a décidé pour plaisanter (nous ne remettons donc pas du tout en question la qualité de l’oeuvre !!) de les réinterpréter à notre sauce. Je vous partage donc notre galerie du « fun art » !

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L’homme Burger…

 

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Partie de bowling avec un crâne.

 

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Le mec qu’à pas de chance #1
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Le mec qu’à pas de chance #2

 

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Seigneur bénissez cette sainte patate.
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Être parent le dimanche matin.
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Bataille de papier toilette ou le bisutage de Jésus
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Attention, sol glissant.
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Concours d’atrocité « check man hop : sans visage ! » « Ouin pas mal mais check man moi je jongle avec un demi-enfant! »

Il est temps que j’achève cet article… Et vous ? Connaissez-vous Venise ?

J’en profite pour dire un GRAND MERCI à Gilles, le papa de mon amoureux, car c’est lui qui nous a invité dans cette superbe ville…

ps: j’aimerai vous faire part, d’un heureux événement qui m’est arrivé durant ce séjour…

J’ai eu mon diplôme !!!!

Je suis donc officiellement Ferronnière d’Art (ou Forgeronne si vous préférez)

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